Broadchurch saison 2, où la seconde épreuve est judiciaire

« Vérité et justice sont deux choses différentes. […] il nous faudra tout savoir de vous […] pas de secret entre nous. Les avocats de Miller sont redoutables, rapides, sans scrupules, prêts à tout, ils le prouvent déjà ! »                                                                                                                                             Maître Knight

Vous venez d’être victime d’un crime, de façon directe ou indirecte. Se pose alors la question la plus éprouvante de votre vie : voulez-vous obtenir justice ?

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D’abord, qu’est-ce que la justice ? À quoi va-t-elle vous servir ? Ne vaut-il mieux pas la rendre soi-même ? Et si le jugement se transformait en seconde épreuve interminable et violente ? Voilà notamment les problématiques posées dans la seconde saison de Broadchurch ! Les réponses sont certainement individuelles et personnelles.

Fermez les yeux ! On assassine votre fils et vous devez supporter une seconde autopsie et de devoir déterrer votre enfant. Il y a toujours le risque que l’assassin soit libéré pour vice de procédure ou manque de preuve… Les procès sont souvent à rallonge et il faut revivre point par point le crime. On est émotionnellement investi, ce qui tourne souvent à la torture. Sans parler de la pression médiatique et de l’exposition de votre intimité. À tout moment, la victime peut être transformée en coupable.

Dans ses conditions, comment alors faire son deuil ? C’est-à-dire, « faire un travail sur soi même […] se ressaisir […] accepter qu’on ne changera pas le passé et se projeter dans l’avenir [afin] de reprendre les rênes de sa vie ». Et pourtant, demander justice est jugé nécessaire pour se reconstruire, car cela permet au moins de mettre cartes sur table, faire face pour pouvoir aller de l’avant. Comme dirait le révérend Paul Coates : « lorsque je suis faible, c’est à ce moment que je suis fort ».

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La série ne critique pas la justice en soi, mais les dérives du système judiciaire qui détruit. « C’est tout le système qui est pourri », dit Mark Latimer. La vérité sur le métier d’avocat est peut-être sortie de la bouche de maître Bishop : « Je ne vois aucune noblesse dans notre métier d’avocat, pour moi c’est un jeu inégal, disproportionné, déséquilibré. Ceux qui le pratiquent parlent de vocation pour justifier leur cynisme, c’est une bataille de rue en perruque rien d’autre. » Une fois entré dans la machine judiciaire, compartimenter, c’est seulement comme cela qu’on survit.

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