Être une geisha au XXIe siècle

Les geishas sont en voie de disparition. On n’en compte désormais plus que six cents au Japon, dont la moitié à Kyoto.

Symboles séculaires de l’art de vivre à la japonaise les geishas reçoivent encore dans leurs salons de thé privés, dits ochaya. Ces artistes complètes (danseuses, chanteuses et joueuses d’instruments tels que le luth à trois cordes, le shamisen) sont apparues au XVIe siècle. Elles maîtrisent l’art de la conversation et vivent dans un univers clos, le hanamachi, « quartier de fleurs », rempli de rituels, qui fait fantasmer la planète entière.

C’est donc à Kyoto, ancienne capitale impériale, qu’elles résident en majorité. Leurs activités consistent toujours à animer des banquets, ojashiki, où, notamment, elles pratiquent la mai, une danse accompagnée de leur accessoire fétiche, l’éventail.

Aujourd’hui, les clients ont changé et elles apparaissent de plus en plus dans des repas d’affaires et des soirées d’entreprise. Les femmes aussi sont de plus en plus friandes de leur compagnie. La règle du ichigensa okotowaki est toutefois toujours en vigueur : il faut être introduit à Kyoto par un habitué du gion pour profiter de la compagnie des geishas. Elles apparaissent en tenue traditionnelle, vêtues d’un kimono, le visage blanchi, les yeux cernés de noir, une parure de fleurs dans leur coiffe indiquant qu’elles ont plus d’un an d’ancienneté dans le métier, les sourcils rehaussés de noir et les lèvres rougies.

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