La saga de l’été 2016 : le Royaume-Uni post Brexit

                     La conséquence du Brexit : un « Royaume-Désuni »

Si vous n’êtes pas encore prévenue, le meilleur soap de l’été 2016 se nomme « UK post-Brexit ». Et aucun scénariste de série télé n’aurait pu imaginer un scénario aussi kafkaïen !

Comme on l’avait prévu, les Britanniques ont voté, pour le Brexit. Se sont ensuivies la démission du Premier ministre David Cameron et une guerre de succession au parti conservateur au pouvoir. Et là, quelle aventure ! Boris Johnson, fervent brexiter, un peu opportuniste, est obligé de renoncer à son plus grand rêve, devenir Premier ministre, car Michael Gove, ancien ministre de la Justice (qui avait déjà trahi son ami David Cameron durant sa campagne contre le Brexit, pour soutenir les brexiters, dont Boris Johnson) l’abandonne et décide de se présenter lui-même à la succession de David Cameron. Vous suivez ?

Michael Gove n’est pas arrivé à réunir assez de soutiens pour se qualifier et se voit devancé par deux femmes : Andrea Leadsom, soutenue par Boris Johnson, et Theresa May. À la suite d’une polémique autour de sa moquerie au sujet de la situation familiale de Theresa May qui n’a pas d’enfant, Andrea Leadsom abandonne la course. C’est ainsi que, sans passer par le vote des cent cinquante mille adhérents du parti conservateur qui devait départager les deux femmes, Theresa May devient le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni. Et c’est la première femme à occuper le poste depuis Margaret Thatcher.

Au parti travailliste, un coup d’État se prépare ! Jeremy Corbyn, à qui on reproche de ne pas avoir crié assez fort son opposition au Brexit, est sommé de démissionner, ce qu’il refuse. Les manœuvres sont en place pour le destituer. Après avoir fait une campagne plus que controversée, démontrant clairement qu’en politique la fin justifie les moyens, Nigel Farage, leader, voix, mais aussi visage du parti d’extrême droite UKIP, vient de démissionner.

Au vu du débat qui a opposé brexiters et antibrexiters durant la campagne, on parie sur la fusion sur le long terme de UKIP et du parti conservateur.

Au même moment, l’indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon, Premier ministre d’Écosse, voit surgir une nouvelle occasion de quitter le Royaume-Uni suite au Brexit, sa région ayant majoritairement voté pour rester dans l’UE. Et là, c’est la reine, qui ne cache plus ses vues politiques (opposée à toute sécession et plutôt pour le camp des brexiters), qui décide de lui répondre. L’Irlande du Nord, qui a toujours été partagée entre rester dans le Royaume-Uni ou rejoindre la République d’Irlande, a également voté majoritairement pour rester dans l’Union européenne et se pose des questions sur son avenir.

Il faut ajouter que Londres qui, économiquement, a depuis longtemps divorcé du reste du pays, a massivement voté pour le camp du « in ». À la différence du Pays de Galles et du reste de l’Angleterre qui ont voté pour le camp du « out ».

Le référendum sur le Brexit a démontré également une fracture entre la jeunesse, favorable au camp du « in », et les plus âgés, plutôt « out ».

Une sacrée pagaille qui montre que le pays est plus divisé que jamais.

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