Nikki Haley : who’s that girl ?

@Gage Skidmore

      On se souvient d’elle, les larmes aux yeux après l’acte terroriste dans une église afro-américaine de Charleston commis par un suprémaciste blanc en 2015. Elle avait alors fait décrocher les drapeaux confédérés (drapeau des États sécessionnistes durant la guerre de Sécession, 1861-1865), symbole contemporain des suprémacistes blancs américains, qui flottaient devant le Parlement de Caroline du Sud.

haley
Nikki Haley par Sam Hollande

Gouverneur de cet État fédéral américain depuis 2011, Nikki Haley est vue par beaucoup comme l’avenir du parti républicain. Elle vient d’être nommée par le président Trump ambassadrice aux Nations unies. Mais qui est-elle vraiment ?

Fille d’immigrants indiens venus du Penjab, elle travaille dans la PME textile de sa mère avant d’entreprendre une carrière politique ; son père est professeur. Elle incarne ainsi, à sa manière, le rêve américain. Désormais âgée de quarante-quatre ans, elle est la première femme gouverneure de Caroline du Sud et c’est le plus jeune gouverneur du pays. Mariée à un capitaine de la garde nationale ayant fait la guerre en Afghanistan, elle a deux enfants. Si, à l’origine, Nikki Haley était de religion sikhe, elle est maintenant chrétienne, plus précisément, protestante.

C’est Marco Rubio qui avait, durant les primaires républicaines, sa préférence, puis, quand ce dernier se retire, elle soutient Ted Cruz. Mais Nikki Haley n’a pas caché avoir voté pour le président Trump lors des présidentielles. En tant que gouverneure, elle estencensée pour avoir su mener des négociations avec des entreprises étrangères, créer de l’emploi et attiré des investisseurs dans son État fédéral. Ayant l’intention de négocier de nombreux accords, Donald Trump assure qu’« Elle sera un grand leader » pour représenter les États-Unis « sur la scène mondiale ». En tant qu’ambassadrice aux Nations unies, elle devra avec son équipe défendre les intérêts des États-Unis en négociant des traités et des accords internationaux et elle siègera au Conseil de sécurité ; ce n’est pas le travail qui va lui manquer.

Bien avant que le Sénat ne confirme sa nomination, quelques voix s’élèvent pour dénoncer son manque d’expérience en relations internationales, mais, si c’était un argument valable, Donald Trump ne serait pas président ! Elle devra faire face à une vague de racisme et de sexisme, mais elle est déjà bien entraînée. En 2010, en pleine campagne pour le poste de gouverneur, Jake Knotts, membre républicain du Sénat de Caroline du Sud, avait affirmé à son encontre : « Nous avons déjà un enturbanné à la Maison-Blanche. Nous n’avons pas besoin d’un autre dans la résidence du gouverneur ». Rien de choquant au pays de l’Oncle Sam, mais nous notons quand même qu’elle a été élue !

D’un point de vue politique, on la sait conservatrice. Par exemple, elle est contre l’avortement. Mais en ce qui concerne l’immigration, elle n’a pas hésité à critiquer le candidat Trump quand il préconisait d’interdire l’entrée sur le sol américain à tous les musulmans. Cette nomination est la première main tendue du président Trump vers ses anciens opposants de la primaire républicaine. On parle également d’une nomination de Mitt Romney comme secrétaire d’État. Quoi qu’il en soit, il nous tarde de commenter les actions de Nikki Haley comme ambassadeur américain aux Nations unies.

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