Réflexion philosophique avec Charlotte Casiraghi

Les résultats du bac sont tombés ! Cette année encore, tradition oblige, l’épreuve de philosophie a été la première sur laquelle les aspirants bacheliers ont dû plancher. Travailler moins, est-ce vivre mieux ? Le désir est-il par nature illimité ? Ou encore, pourquoi avons-nous intérêt à étudier l’histoire ? Voilà quelques exemples de sujets qui furent proposés cette année.

S’il y a une personnalité qui a dû attendre la tombée des sujets avec impatience, c’est la jeune Monégasque Charlotte Casiraghi. On ne la présente plus : après avoir obtenu son bac avec mention très bien en 2004, elle a validé une licence de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) en 2007. Avec Joseph Cohen, Robert Maggiori et Raphael Zagury-Orly, elle fonde, en 2015, «Les Rencontres philosophiques de Monaco » et le « prix Philosophie». Voici quelques-unes de ses pensées philosophiques.

– L’arbre « Ils se prolongent dans le terrestre – la réalité sensible et concrète – pour tendre vers le ciel et la réalité spirituelle. » Charlotte Casiraghi

-La liberté « Un esprit qui est libre a en lui l’essence de l’humilité, est capable d’apprendre, contrairement à l’esprit qui résiste. » Charlotte Casiraghi

-La perfection « Il faut être – et tenter de vivre – en accord avec soi. » Charlotte Casiraghi

– La passion « La passion peut-être une folie, un précipice, une expérience qui nous arrache à la lucidité mais sans elle la vie creuse. L’esprit passionné cherche, avance, exige sans se figer. La passion cristallise les affects, et nous pouvons tirer bon usage de cette mobilisation des forces psychiques, de cette intensité. (…) La philosophie en quelques sorte, c’est la passion du vrai. Mais Hegel l’avait déjà dit  » Rien de grand ne se fait dans le monde sans passion. » Charlotte Casiraghi

– Le regard « Le seul, le vrai, l’unique voyage, c’est de changer de regard. » (Marcel Proust) On peut aller à l’autre bout du monde et ne rien découvrir et tout simplement se dépayser et fuir. Nul besoin de partir pour voyager. Ne plus pouvoir changer de regard, c’est ce qu’il y a de plus mortifère. » Charlotte Casiraghi

-La vie privée « Les relations avec les autres sont déterminées par ce qu’ils savent ou croient savoir de nous. Tout aussi fort est le droit pour chacun de ne livrer que ce qu’ils souhaite livrer. La violation de la vie privée est inacceptable. C’est la possibilité de déterminer qui est anéantie, de s’exposer au monde, de prendre des risques, de vivre tout simplement sans appréhension. Si nous sommes privés de cet espace qui nous appartient, ou nous nous relions à notre propre conscience à l’abri des regards, nous sommes considérablement limités. » Charlotte Casiraghi

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