The Collection : dix leçons d’entrepreneuriat, par Paul Sabine

« La mode se doit de refléter son époque. » Michelle Gomez, dite Eliette, dans The Collection

     Les séries françaises peuvent être aussi bonnes que leurs homologues américaines. On avait été impressionnées par le téléfilm de TF1, Le secret d’Élise, un thriller bien ficelé avec des acteurs aussi crédibles qu’imprévus. Benabar notamment y est sublime. Puis vient The Collection, une œuvre franco-britannique, dans le sillage des séries à succès sur l’ascension sociale de leur héros, telles que Peaky Blinders.

Ici, juste après la guerre de 1939-1945, le couturier Paul Sabine, qui a un petit air de Jon Hamm, alias Don Draper, de la série historique Mad Men, est à la tête de sa maison de couture prestigieuse et cherche à la développer par tous les moyens. L’homme le plus riche de France lui propose une association pour refaire de Paris la capitale mondiale de la mode. La leçon de la série : le monde de la mode n’a pas attendu le XXIe siècle pour être cruel, dogmatique et tyrannique. Paul Sabine doit imposer son style New Look , attirer et satisfaire ses clientes, arriver à gérer les humeurs des membres de sa famille et de ses clientes dépressives, profiter des contacts de sa femme américaine et surtout inventer la Parisienne d’aujourd’hui. Pour lui, voici la raison d’être de l’industrie : « La mode a pour but de séduire […] la mode a le pouvoir de nous transformer. Il s’agit moins de savoir qui on est que ce qu’on aspire à être […] Si elle est bien choisie, une robe peut transformer la personne qui la porte ». Avec une reconstruction parfaite du Paris d’après-guerre, des dialogues brillants, façon House of Cards, on découvre très vite la face sombre du couturier. Un thriller passionnant et élégant. Le bonus : le générique I love Paris d’Etta James est absolument magnifique.

Voici les dix leçons d’entrepreneuriat que nous donne Paul Sabine :

1- Les étrangers perçoivent souvent ce que nous ne voyons pas.

2- Avec de la peur, on n’a jamais bâti quoi que ce soit de sublime ou d’audacieux.

3- Notre imagination, Nina, c’est bien la seule chose qui peut nous sauver.

//giphy.com/embed/3oz8xrEa3lQeXMeP28

 

4- Ce n’est qu’un photographe qui donne à voir une robe à la fois étourdissante et scandaleuse de qualité qui nous distingue du lot.

//giphy.com/embed/3o6Zt0djWZnpZue5CE

 

5- Les gens autour de moi me font confiance, ils travaillent sans compter leurs heures et me soutiennent inlassablement parce qu’au fond, ils partagent tous mon projet pour l’avenir. […] Ils sont ma seule famille.

6- C’est un investisseur, Charlotte. Il est là pour nous donner son argent, pas pour nous donner son avis.

7- La présentation est la clé, c’est là que tout se joue.

8- C’est un milieu impitoyable, Billie, les maisons de couture doivent se réinventer à chaque collection. Leurs chances de survie sont bien plus élevées si elles peuvent mettre leurs concurrents hors jeu.

//giphy.com/embed/l4JyNcmCWDObXpQM8

 

9- On ne peut pas s’attirer l’inimitié de nos meilleurs alliés.

10- Toi, tu as encore le pouvoir de rêver.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s