La belle époque à Paris

@GuillaumeApollinaire  le cheval (calligramme)  #Centenaire

                          La fin d’un monde

 

Nous commémorons en ce jour le centenaire de la grande guerre, cela me donne envie de slalomer dans le Paris de la belle époque juste avant la catastrophe!

Les innovations techniques révolutionnaient la vie quotidienne des Parisiens. La veille de l’inauguration de l’Exposition universelle de 1900 à Paris, le Time écrit : « Tout ce que le cerveau humain et l’habileté manuelle sont capables de concevoir et de produire sera présenté au public dans des pavillons installés autour du champ de Mars pour représenter chaque pays. » Industriels, inventeurs, architectes exposent au public leurs merveilles. En six mois, l’exposition accueille 48 millions de visiteurs. On y voit fleurir l’art nouveau composé de courbes sensuelles et de motifs végétaux.

Il y eut le métro.

La ligne du métropolitain de Paris entre la porte de Vincennes et la porte Maillot est inaugurée en juillet 1900. En 1913, il y avait 167 millions de voyageurs avec 8 lignes en fonctionnement.

Il y eut le Chat noir.

En 1883, Rodolphe Salis ouvre le premier cabaret de Paris, Le Chat noir, décoré dans le style médiéval. Puis il y eut Le Lapin agile, L’Élysée Montmartre… On y goûte aux plaisirs de la nuit, au divertissement des parodies, à l’ivresse des poèmes et des chansons.

Il y eut Marie Curie.

Marie Curie reçoit le prix Nobel de physique en 1903 ( avec Pierre Curie, son époux et Henri Becquerel) et le prix Nobel de Chimie en 1911. Maria Sklodowska arrive à Paris en 1891 pour suivre des études scientifiques à la Sorbonne. Elle découvrira que la pechblende est beaucoup plus radioactive que l’uranium à cause des cristaux de sel de radium. Marie Curie identifie le radium métallique pur en 1910.

Il y eut la naissance du fauvisme.

Les critiques d’art rendant compte du Salon d’Automne de 1905 qualifièrent de « cage aux fauves » la salle où exposaient Dufy, Matisse, Derain, Van Dongen et Vlaminck. Le fauvisme explore de nouveaux domaines, c’est un mouvement à caractère expérimental. Matisse « dessine dans la couleur », préfère les lignes épurées et arabesques dynamiques, une sorte de minimalisme ou simplification extrême. Pablo Picasso arrive à Paris en 1900 et peint des œuvres figuratives. Il s’inspire des arts africains et océaniens (les masques). Il annonce le cubisme et crée de nouvelles perspectives en disloquant les formes et en multipliant les points de vue.

Il y eut de l’innovation dans l’écriture.

La poésie française entre dans la modernité avec Alcools d’Apollinaire en 1913. C’est une poésie révolutionnaire par le fond et ludique par la forme. Marcel Proust sublime l’écriture de la mémoire et de l’introspection. Avec ses obsessions personnelles, il analyse la « comédie mondaine » de Paris avec subtilité. Autre auteur : Colette qui publie la série des Claudine sur la vie « remuante des oisifs » entre 1900 et 1903.

Il y eut les diktats de la mode parisienne.

La mode parisienne règne sur l’Occident. Les robes longues, les manches bouffantes, les corsets à baleines et à lacets extrêmement serrés, les couleurs sombres, les chapeaux baroques dotés d’une voilette sont la règle ! En 1910, Paul Poiret remplace les couleurs sombres par des tons plus gais comme le violet, le bleu roi, le rouge, le jaune citron, le vert éclatant. Il supprime les corsets et impose la ceinture et le soutien-gorge.

Il y eut tout ceci et tant d’autres merveilles juste avant la fin du monde !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s