La marchande de mode

Il existe six grands corps de marchands en France au XVIIIe siècle : draperie, pelleterie, épicerie, bonneterie, orfèvrerie et mercerie. C’est à l’intérieur de ce dernier corps que naissent les marchandes de modes à la fin du XVIIe siècle. L’expression « marchande de modes » apparaît pour la première fois en 1693, dans la pièce de théâtre classique Les bourgeoises à la mode de Dancourt.

Sous l’Ancien Régime, la vêture était un enjeu de pouvoir. Louis XIV donne aux femmes le droit d’habiller leur sexe. En 1776, Louis XVI remanie les corporations. Les marchands de modes forment un nouveau corps de métier parmi les communautés d’art et de métier de la ville de Paris. Avant cette réforme, les femmes ne pouvaient pas travailler si elles n’étaient pas mariées ou si un homme ne leur vendait pas son nom. C’est par le terme « modiste » que les marchandes de modes se présentent au lieutenant général de police Lenoir qui reçoit leur déclaration après la reconnaissance et l’officialisation de leur métier.

Rose Bertin devient la première jurée de la corporation en septembre 1776. Elle est le porte-parole de la bourgeoisie commerçante auprès des décideurs publics. Elle contrôle la formation, organise et réglemente l’apprentissage. C’est ainsi que la communauté des marchandes de modes finance l’École publique laïque et gratuite de dessin, devenue aujourd’hui l’École nationale supérieure des arts décoratifs.

 

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