Roman: La vérité sur l’affaire Harry Quebert

          Roman policier ou roman psychologique ?À vrai dire ? Un peu des deux ! L’enquête policière est menée par un écrivain en mal d’écriture face à une affaire criminelle mystérieuse. En 1975, Nola, 15 ans, disparaît ; en 2008, on retrouve son corps dans le jardin du célèbre écrivain Harry Quebert. Celui-ci est arrêté. Son protégé, écrivain à succès ayant quelques problèmes pour écrire un nouveau roman, se fait le devoir de disculper son mentor. Rapidement, le roman policier et le roman psychologique se superposent. On découvre, dans la petite ville, Aurora, des personnages complexes. Tous potentiellement coupables !

                             On assiste à la création de l’œuvre de l’écrivain : »Le premier chapitre Marcus, est essentiel. Si les lecteurs ne l’aiment pas ils ne liront pas le reste du livre. » On constate le revers de la réussite : »je compris que la gloire était éphémère. Elle était une gorgone affamée et ceux qui ne la nourrissaient pas se voyaient rapidement remplacés » et le fonctionnement du marché littéraire:« le monde des livres était passé du noble art de l’imprimerie à la folie capitaliste du XXIe siècle, que désormais un livre devait être écrit pour être vendu, que pour vendre un livre il fallait qu’on en parle, et que pour qu’on en parle il fallait s’approprier un espace qui, si on ne le prenait pas soi-même par la force, serait pris par les autres. Manger ou être mangé. » 

                            Mais, surtout, on entrevoit l’étrange système judiciaire des États-Unis:« C’est la beauté du droit en Amérique, Goldman : lorsqu’il n’y a pas de loi, vous l’inventez. Et si on ose vous chercher des poux, vous allez jusqu’à la Cour suprême qui vous donne raison et publie un arrêt à votre nom : Goldman contre État du New Hampshire. Savez-vous pourquoi on doit vous lire vos droits quand on vous arrête dans ce pays ? Parce que dans les années 1960, un certain Ernesto Miranda a été condamné pour viol sur la base de ses propres aveux. Eh bien, figurez-vous que son avocat a décrété que c’était injuste parce que ce brave Miranda n’était pas allé bien longtemps à l’école et qu’il ne savait pas que le Bill of Rights l’autorisait à ne rien avouer. L’avocat en question a fait tout un foin, saisi la Cour suprême et tout le tralala, et figurez-vous qu’il gagne, ce con ! Aveux invalidés, arrêt Miranda contre État de l’Arizona célèbre, et désormais le flic qui vous coffre doit ânonner : « Vous avez le droit de garder le silence et le droit à un avocat, et si vous n’avez pas les moyens, un avocat vous sera commis d’office. » Bref, ce bla-bla idiot qu’on entend tout le temps au cinéma, on le doit à l’ami Ernesto ! Moralité, la justice en Amérique, Goldman, c’est un travail d’équipe : tout le monde peut y participer. Donc prenez possession de cet endroit, rien ne vous en empêche, et si la police a le culot de venir vous enquiquiner, dites qu’il y a un vide juridique, mentionnez la Cour suprême et puis menacez-les aussi de dommages et intérêts colossaux. Ça effraie toujours. « 

                             Le roman tourne autour d’une question existentielle : qu’est-ce qui anime l’humanité ? Cette humanité au coeur de l’oeuvre d’écriture !  Même si on a trouvé le style de certaines scènes  un peu lourdes, on a aimé ce roman ! On vous conseille de le lire !

 

 

Découvrez ici  les meilleures citations du livre  

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s