House of cards : les dix qualités grâce auxquelles Underwood se maintient au pouvoir

 

Le choix du prochain président des États-Unis est donc à nouveau entre les mains d’une bande d’individus sans scrupules, avides d’argent, lécheurs de bottes, pensant à leur pouvoir personnel avant tout, mais qui peuvent être séduits, mis au pas, ou même forcés par un chantage à la soumission.

1 – Un cynisme inébranlable : en détournant les lois du système, « Je mets à mal les règles démocratiques. »

2 – Une hypocrisie à toute épreuve, une apparence d’intérêt pour la nation et de courage, comme pour dire : « Je n’en est rien à faire des lois et des usages, car il y plus impérieux pour la nation : combattre le terrorisme. »

3 – Du pathos et du spectacle à toutes les sauces. « Je me rends à des funérailles, déclare Franck Underwood, je vais faire une apparition. » « Mettez-le sur l’agenda officiel, que les journalistes aient le temps de se mobiliser », ajoute Claire Underwood.

4 – De l’opportunisme à chaque coin de rue. Après tout, Franck sait qu’il peut compter sur tous ceux pour qui l’intérêt privé est plus important que la nation. De plus, ses adversaires ne le sont souvent que de façade, comme dans une pièce de théâtre. Il y en a beaucoup avec qui on peut discuter ; les autres, on peut toujours les éliminer !

5 – L’habileté comme plus grande qualité. Invoquer l’histoire, citer les hommes du passé, des références qui vont donner un argument d’autorité, de grandeur et de légitimité à son discours et à sa démarche : « Comme Roosevelt a pu le faire ; comme Wilson… » Ce monde est un théâtre où on fait semblant de pleurer et où chacun joue gentiment son rôle.

6 – La stratégie comme religion. « Connaître parfaitement ses adversaires pour mieux les séduire avant de les détruire » ; « Ils confondent contestation et pouvoir. »

7 – Du populisme, sinon rien : répondre aux fantasmes de la population ou les créer… Sophisme, manipulation…

8 – Le sarcasme comme art de vivre : la scène avec le terroriste dans la cage.

9 – L’audace comme qualité suprême.

10 – L’insensibilité comme seule valeur morale.

La conclusion en est que le système démocratique fonctionne sur le papier, mais, dans la vie réelle, il est aussi corruptible que ses citoyens.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s