La conférence du club Valdaï 2017 : l’émergence d’un nouveau monde.

 

La réunion annuelle du club de discussion Valdaï s’est clôturée il y a quelques semaines par une conférence, avec un débat sur le thème « Le monde du futur : de la confrontation à l’harmonie ».

Que doit-on en retenir ?

1) Poutine annonce un congrès des peuples de la Syrie avec pour objectif la rédaction d’une nouvelle constitution syrienne.

2) L’objectif de Poutine en ce qui concerne la Russie : flexibilité et compétitivité.

3) Selon Poutine, l’imprévisibilité de Trump est la faute du Congrès américain qui bloque ses décisions.

4) Pour Jack Ma, fondateur d’Alibaba, invité à la conférence, « Il est impossible d’arrêter la mondialisation. […] Les révolutions technologiques ont déclenché les guerres mondiales et on vit la troisième révolution technologique. […] Il faut attacher une importance aux trente ans à venir. […] L’éducation est la clé du futur. […] Il faut donner leur chance aux jeunes. »

5) Jack Ma affirme également que « Tout le commerce sera en ligne. […] La technologie des données va permettre de créer plus emplois », car « Une machine, cela n’a pas d’âme, ni valeurs, ni idées » et « les PME deviendront les premiers facteurs de changement ». Somme toute, un monde nouveau !

Avec les big data, 1984, c’est maintenant !

 

Les objets connectés, le développement de l’intelligence artificielle, l’émergence de sociétés de plus en plus robotisées favorisent la collecte d’informations diverses et variées. Ces données très précieuses devraient faire économiser des milliards d’euros à ceux qui les exploitent ! Même si, que l’on puisse suivre nos vies et essayer d’entrer dans notre subconscient  fait peur, on prend de plus en plus conscience que cela est déjà une réalité. Peut-on se passer de Google pour autant ? Le problème, c’est que si la science évolue, les êtres humains restent, eux, les mêmes et que nos données peuvent être utilisées à mauvais escient. On doit donc trouver des solutions pour garder un contrôle sur ce que nous partageons.

D’un autre côté, on observe que les data sont utilisées par toutes les entreprises les plus performantes. Leur retour sur investissement est intéressant. Elles collectent donc nos données, en extraient des informations, ce qui leur permet d’améliorer leurs produits et services. D’une certaine façon, on peut dire que ces entreprises sont plus à notre écoute, ce qui devrait améliorer leurs relations avec leurs utilisateurs. Dans l’univers du jeu vidéo connecté, les entreprises analysent les comportements de leurs joueurs et adaptent au mieux leurs produits. Le problème reste que l’utilisateur d’un produit ou service doit garder le choix de voir ses data collectées et analysées ! La transparence doit devenir l’épicentre du monde qui émerge, tout comme l’est déjà la collaboration !

Corriger votre vue avec la chirurgie réfractive

       Il semble que tous les dysfonctionnements visuels sont corrigibles.

Des techniques très efficaces, perfectionnées ces trente dernières années, telles que le laser ou l’implant, font de la chirurgie réfractaire un excellent moyen de corriger votre vue.

L’opération, en général, ne dure que quinze minutes, avec un taux de réussite allant de 95 à 99 %. Le choix de la technique dépend de l’anatomie de l’œil, de l’âge du patient et de l’importance de la pathologie.

La myopie

La myopie, qui touche au moins 30 % des Français, se manifeste par une bonne vision de près et une mauvaise de loin. La technique phare est l’aplatissement du centre de la cornée par le laser, jusqu’à environ – 8 à – 10 dioptries ; au-delà, on préfère implanter une lentille, même si la myopie est associée à un astigmatisme. On utilise rarement le laser pour éliminer la myopie avant vingt ans, car la vue n’est pas encore stabilisée.

L’astigmatisme

L’astigmatisme, souvent couplé soit à une hypermétropie soit à une myopie, puis, après le quarante-cinquième printemps du patient, à une presbytie, touche environ 15 % de la population. Il est lié à un défaut de courbure de la cornée qui est plus ovale que ronde. La vue est floue de près comme de loin. L’astigmatisme se soigne avec le laser, sauf si, couplé avec une hypermétropie ou une myopie, il atteint – 10 dioptries ou + 5 dioptries. Dans ces cas, on pose un implant dans l’œil.

La cataracte

La cataracte, qui opacifie progressivement le cristallin de l’œil, est une maladie qui touche le plus souvent les personnes âgées. Le patient a la vue qui baisse, devient floue et il est ultra sensible à la lumière. L’opération consiste à enlever le cristallin par ultrasons et le remplacer par une lentille artificielle.

L’hypermétropie

L’hypermétropie touche environ 10 % de la population française. C’est le contraire de la myopie, le patient voit parfaitement de loin, mais mal de près. Jusqu’à environ 4 dioptries, l’anomalie peut être corrigée au laser dès dix-huit ans. Après l’âge de trente ans, la pose d’un implant est souvent recommandée par les ophtalmologues.

La presbytie

La presbytie correspond au durcissement progressif du cristallin, elle se corrige avec des verres progressifs. La presbytie, qui rend la vision progressivement floue, commence en général vers quarante-cinq ans, se développe par phases, pour se stabiliser autour de soixante ans. Elle se corrige le plus souvent au laser.

Chaque cas mérite une étude personnelle. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter votre ophtalmologue.

Prix de l’opération : comptez au moins 1 500 € pour une chirurgie au laser et 2 000 € pour l’implantation d’un implant.

L’intelligence artificielle : quand le robot devient autonome

 

                  Les algorithmes et les logiciels informatisés sont des « mécanismes programmables actionnés sur au moins deux axes avec un degré d’autonomie, se déplaçant dans leur environnement pour effectuer des tâches prévues ». Ces logiciels sont capables de supplanter l’homme dans des tâches intellectuelles et nous y avons de plus en plus recours. Ils interagissent avec les choses du monde et, une fois programmés, ils peuvent prendre des décisions de façon totalement indépendante. Tous les métiers vont être bouleversés par l’émergence de l’intelligence artificielle qui a ses bons côtés : la machine est plus fiable, elle ne peut être perturbée par des émotions, elle ne connaît pas de fatigue physique et on peut suivre tous ses actes. Elle peut dorénavant apprendre et s’adapter à son environnement. Certains craignent que l’émergence de l’intelligence artificielle détruise des emplois. Certes ! Mais combien d’autres, nouveaux, vont-ils être créés ? Il faudra plus d’ingénieurs, de producteurs, de vendeurs et surtout d’entrepreneurs pour voir émerger à grande échelle ces voitures roulant sans chauffeur, ces agents de sécurité en fer et en plastique, ces membres intelligents qui remplaceront des parties de notre corps…

                    Ce sera aussi la fin des délocalisations bien plus destructrices d’emplois : les États, comme l’Allemagne, la Corée du Sud ou le Japon, qui utilisent déjà au mieux l’intelligence artificielle et robotisent au maximum leur société, gagnent en compétitivité, ce qui attire des investisseurs et permet au contraire d’inverser la courbe du chômage ! Ce qui crée vraiment du chômage, c’est de refuser la modernité (vouloir interdire UberPop par exemple) au lieu de trouver des solutions pour aligner juridiquement l’ancienne et la nouvelle économie. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution économique majeure, les sociétés qui la refusent risquent de prendre un retard important !