À bord du Maharadjas’ Express

 

           Chez nous, il y a l’Orient Express, en Inde, il y a le Maharadjas ’ Express ! Composé de wagons-restaurants et de salons panoramiques, il vous propose de parcourir l’Inde dans un cadre idyllique. Vous découvrirez des jungles luxuriantes, des cités oubliées, les vestiges d’anciens empires, des palais historiques… Le train vous propose cinq itinéraires brillants. Visitez les palais de Jaipur, arpentez les terres sauvages du parc national de Ranthambore, prenez des selfies à Agra avec comme arrière-plan notamment le Taj Mahal, sillonnez les villes colorées du Rajasthan, percez les mystères des merveilles archéologiques du Maharashtra, ainsi que des sites sacrés de Varanasi…

Repos à Baden-Baden

@Gerd Eichmann

             Thomas Mann en a fait le décor de son roman, La Montagne magique. Dostoïevski a perdu une fortune dans son casino. C’est le lieu de villégiature du gotha européen, raison pour laquelle on la surnomme « capitale d’été de l’Europe ».

Baden-Baden est une ville d’eau où vous pourrez profiter de traitements dermatologiques de pointe, de longues séances de relaxation dans de luxueux spas privés ou encore écouter du Brahms pendant les nuits d’été en parcourant les allées du jardin de la délicieuse Kurhaus néorococo.

Profitez du champ de courses d’Iffezheim qui abrite les souvenirs d’événements mondains depuis 1859 et faites preuve d’audace en vous plongeant nue dans la piscine du Friedrichsbad, sous une coupole ressemblant à s’y méprendre à celle du Sacré-Cœur de Paris. N’hésitez pas non plus à visiter le musée Fabergé rassemblant les œuvres du maître joaillier. Dégustez les merveilles gastronomiques proposées par les restaurants de la Forêt noire dont certains chefs sont des étoiles du guide Michelin. On comprend pourquoi Tolstoï adorait cette ville de plaisir, parfaite pour se ressourcer !

L’onsen, source de vie nippone

 

 

 Les Japonais sont les champions de la longévité, et cela, ils le doivent en partie à leur art de vivre. Parmi les rituels séculaires que les Japonais ont hérités de leurs ancêtres, le bain dans l’onsen est sûrement le plus vivifiant. La plus ancienne source chaude connue du Japon se trouve au creux des montagnes sacrées de Wakayama, où vous profiterez également de la beauté des pruniers en fleurs. Le Japon, archipel volcanique et montagneux, recense plus de vingt-six mille sources chaudes naturelles, dites onsen. Seule celle de Tsuboyu est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, car elle fut découverte il y a plus de mille huit cents ans. Bassins de pierre, eau laiteuse composée notamment de soufre, de bicarbonate et de sodium vous garantissent un moment de pur bien-être. Ce bain soulagera vos maux et embellira votre peau. Ses vertus curatives ne sont plus à démontrer. N’hésitez pas à vous rendre à la station thermale de Shirahama où vous pourrez, en plus de profiter des onsen, tremper vos pieds dans du sable blanc, visiter le musée de Kishu et découvrir des collections d’œuvres d’art japonaises, notamment du mouvement artistique japonais ukiyo-e.

Être une geisha au XXIe siècle

Les geishas sont en voie de disparition. On n’en compte désormais plus que six cents au Japon, dont la moitié à Kyoto.

Symboles séculaires de l’art de vivre à la japonaise les geishas reçoivent encore dans leurs salons de thé privés, dits ochaya. Ces artistes complètes (danseuses, chanteuses et joueuses d’instruments tels que le luth à trois cordes, le shamisen) sont apparues au XVIe siècle. Elles maîtrisent l’art de la conversation et vivent dans un univers clos, le hanamachi, « quartier de fleurs », rempli de rituels, qui fait fantasmer la planète entière.

C’est donc à Kyoto, ancienne capitale impériale, qu’elles résident en majorité. Leurs activités consistent toujours à animer des banquets, ojashiki, où, notamment, elles pratiquent la mai, une danse accompagnée de leur accessoire fétiche, l’éventail.

Aujourd’hui, les clients ont changé et elles apparaissent de plus en plus dans des repas d’affaires et des soirées d’entreprise. Les femmes aussi sont de plus en plus friandes de leur compagnie. La règle du ichigensa okotowaki est toutefois toujours en vigueur : il faut être introduit à Kyoto par un habitué du gion pour profiter de la compagnie des geishas. Elles apparaissent en tenue traditionnelle, vêtues d’un kimono, le visage blanchi, les yeux cernés de noir, une parure de fleurs dans leur coiffe indiquant qu’elles ont plus d’un an d’ancienneté dans le métier, les sourcils rehaussés de noir et les lèvres rougies.

Florence intime

 

Vous visitez Florence et vous voulez découvrir les lieux cachés de la ville ? Ce tout petit guide est fait pour vous.

Commençons par le corridor Vasari, passage protégé et couvert reliant le palazzo Vecchio et le palais Pitti au-dessus de l’Arno. En prenant ce passage secret, construit en 1565 afin de permettre aux Médicis de se déplacer sans protection, vous éviterez la foule et vous découvrirez sa merveilleuse collection d’autoportraits d’artistes, qui va du Titien à Chagall, en passant par Vigée-Lebrun ou Rubens.

Puis, pourquoi ne pas arpenter la campagne se trouvant à deux pas du ponte Vecchio, du côté du quartier Oltrarno ? Vous vous promènerez à travers les pins

et les cyprès, les champs d’oliviers et visiterez la basilique San Miniato al Monte en marbre blanc de Carrare et en marbre vert de Prato, d’où vous profiterez d’une vue panoramique spectaculaire sur Florence.

Si vous ne pouvez pas vous y rendre et que vous souhaitez tout de même profiter d’une vue exceptionnelle, pourquoi ne pas aller au nord de Florence, à trois cents mètres au-dessus du niveau de la mer, dans la commune de Fiesole, à 8 km environ au nord-est de Florence ? Le coucher de soleil est superbe. Visitez notamment les sites archéologiques romains, des couvents, comme celui de San Domenico, et de magnifiques villas telles que la villa Peyron. N’hésitez pas à visiter la chapelle du palais Medici Riccardi. Vous y verrez notamment la fresque Cortège des mages de 1459.

Vous savez que je suis fan de jazz. Si vous franchissez l’Arno vers la rive sud, en direction de la place Santo Spirito, vous trouverez le bar Volume, avec son décor vintage qui vous transportera dans une ancienne menuiserie avec son juke-box fonctionnel. Au pied de la place, vous dégusterez des crêpes arrosées d’un cocktail, et pourquoi pas un spritz ?

Arrêt culturel à Francfort sur « la rive des arts »

              Quatrième place financière d’Europe, siège de la Banque centrale européenne et de la Banque fédérale d’Allemagne, Francfort-sur-le-Main est la ville du business. Elle cache également un fort potentiel culturel. Nous y sommes allées pour visiter ses célèbres musées, dont la majorité se trouve le long du Main.

Commençons par l’un des plus fameux, le Städel Museum. Il est le musée le plus ancien d’Allemagne et recense sept cents ans d’art européen, du début du XIVe siècle à nos jours, avec de superbes œuvres datant de la Renaissance, de l’époque baroque et de l’art moderne… On peut y admirer au moins 3 000 peintures, 600 sculptures, plus de 4 000 photographies et plus de 100 000 dessins des plus grands artistes, entre autres : Sandro Botticelli, Rembrandt van Rijn, Jan Vermeer, Claude Monet, Pablo Picasso et Isa Genzken. Du 19 octobre 2016 au 15 janvier 2017, vous y admirerez une exposition complète sur l’un des dessinateurs les plus efficaces de l’histoire de l’art européen : le Français Antoine Watteau (1684-1721).

Sur l’autre rive du Main, vous trouverez le Schirn Kunsthalle, qui abrite un musée de référence en art moderne présentant des installations telles que Volumes aveugles, de l’artiste Rosa Barba, en accès libre jusqu’au 8 janvier 2017.

N’oubliez pas de faire un tour au musée de l’Histoire (Historisches Museum) afin d’observer l’évolution de la ville et découvrir l’impressionnante maquette des ruines de Francfort après les bombardements de 1945.