Macron président 6 mois après : En marche ou en place !

                Six mois après l’élection présidentielle, il va falloir une force de proposition contre Macron et pas seulement une opposition !

On l’a compris : Mélenchon est le champion de l’opposition à Macron ! Son coup d’éclat avec le panier à 5 € à l’Assemblée nationale était un coup de génie, d’autant plus que cette mesure de réduction des APL est la plus stupide jamais décidée, suivie d’un mensonge, puisque les loyers privés n’ont pas diminué de 5 €.

Cela, combiné à la mesure prévisible, car annoncée dans son programme politique, d’abolition de l’impôt sur la fortune, a fini de marquer au fer rouge Macron comme président des riches.

Une fois qu’on a dit cela, on se rend bien compte du nouveau problème qui se pose à l’opposition française. Faire des coups d’éclat, de grandes manifestations, tout cela c’est bien, mais ce n’est pas ce que les Français attendent désormais. L’opposition doit proposer. La droite, elle, se trouve dans un état plus catastrophique que la gauche, car Marine Le Pen ne se relèvera pas du fiasco du débat entre les deux tours où elle a exposé son incompétence au monde entier. Sa nièce, Marion Maréchal Le Pen, a plus de charisme, mais une Le Pen peut-elle rassembler à droite ?

À l’heure du Brexit et de Donald Trump, nous pensons, ici, à la rédaction, que tout est possible. Elle est assez fine pour parler aux deux droites. Mais Laurent Wauquiez fait le pari inverse et se propose en rassembleur de la droite sur une ligne politique héritière de Jean-Marie Le Pen. Le problème, c’est que les deux droites, qui s’accordent sur la ligne identitaire, s’opposent sur la ligne économique, principalement parce qu’elles n’appartiennent pas à la même classe sociale. De plus, Wauquiez souffre du syndrome Sarkozy : la ligne Buisson pourrait faire un carton aujourd’hui si elle n’avait pas été utilisée en 2007 par celui qui en premier avait essayé, une fois au pouvoir, de réunir la gauche et la droite dans son gouvernement en engageant des ministres de gauche.

Qui croira Wauquiez maintenant ? Non, à droite, il faut du sang neuf, une parole claire, de la dynamique et du réalisme : tout un programme, loin d’être opérationnel aujourd’hui ! Si jamais l’opposition reste dans son état actuel, Macron est là pour dix ans et Aurore Bergé est en suite bien capable de le remplacer. À ce moment là :  « En marche ! » se transformera en « En place ! »

L’ avenir de l’Union Européenne selon Juncker !

Jean-Claude Juncker le président de la commission européenne et Emmanuel Macron  président français souhaitent visiblement aller vers un État fédéral. Ils défendent tous les deux la réforme sur les travailleurs détachés, qui doivent être traités comme les autres travailleurs, et l’Union de la défense.

Voici le regard que Jean-Claude Juncker porte sur l’Union européenne !

Juncker reconnaît que l’Europe, c’est 6 % de la population mondiale, le plus petit continent en termes géographiques et environ 22 % du PIB mondial. Selon lui, l’Europe va devenir moins importante dans les années qui viennent. Il faut s’attendre à ce que son PIB descende en dessous des 20 %. Elle a besoin de collaborer avec les autres blocs de puissance. La seule chance de l’Europe, c’est l’union.

Il affirme qu’il n’y a pas d’accord entre lui et Theresa May et semble ne pas comprendre l’intérêt du Brexit. Quoi qu’il arrive, les Britanniques doivent, d’après lui, accepter la facture de leur départ de l’Union européenne avant que les autres négociations ne commencent.

Pour Juncker, il y aura concurrence entre les régions européennes, il faut donc les financer pour qu’elles soient compétitives et, surtout, complémentaires.

Concernant le CETA, il affirme que rien ne remet en cause les normes européennes. L’Europe serait armée pour faire face aux multinationales américaines bien qu’elle n’ait pas réussi à imposer d’impôt sérieux aux GAFA à cause du Conseil européen.

Selon lui, beaucoup de pays veulent des accords commerciaux avec l’Union européenne pour échapper aux normes américaines et, demain, aux normes sino-américaines. Il parle de l’Australie, du Brésil, de l’Argentine, de la Nouvelle-Zélande, des pays du Mercosur…

Sur le sujet du dumping fiscal (28 paradis fiscaux en Europe), il veut des assiettes d’imposition commune. Mais, d’après Juncker, le Conseil européen n’a pas réussi à se mettre d’accord sur la question. Il veut toujours plus d’Europe, mais les institutions de l’Union européenne et son corpus normatif rendent la prise de décision et donc l’action très difficiles.

No Brexit : les arguments de David Cameron

 

Le Royaume-Uni peut-il se passer de liens commerciaux avec l’Union européenne ? Pour David Cameron, le Royaume-Uni doit continuer à définir les règles du marché commun de cinq cents millions de personnes et pour cela, mieux vaut être « in » que « out ».

Après tout, 50 % des exportations du Royaume-Uni sont dirigées vers l’Europe, à laquelle le pays est géographiquement attaché. L’économie de la Grande-Bretagne est tributaire des services (3/4). Sortir de l’Union européenne aurait des conséquences sur « la vente au détail, l’assurance et les industries créatives ».

En ce qui concerne les accords commerciaux avec le reste du monde, David Cameron pose une excellente question : « Comment penser que l’Inde, la Chine ou le Brésil signeront des accords commerciaux avec nous sans savoir quelle sorte de nouvelles relations nous aurons avec l’Europe ? » La seconde question pertinente que David Cameron se pose est au sujet de la sécurité : « Le Royaume-Uni peut-il vraiment assurer sa sécurité sans l’Union européenne ? […] La Grande-Bretagne a signé toutes sortes d’accords avec ses voisins européens », entre autres le mandat d’arrêt européen, le partage d’information, l’accès au casier judiciaire européen… Signer un accord avec l’UE tout en étant à l’extérieur de l’Union sous-entend, d’après le Premier ministre, d’être soumis à des règles que les Britanniques ne pourront plus influencer.

Puis vient la question fondamentale des relations du Royaume-Uni avec le reste du monde. À entendre Michael Gove, Boris Johnson ou Nigel Farage, le Royaume-Uni doit sortir de l’UE, car il a un brillant avenir de « leader du reste du monde ». David Cameron semble penser exactement comme eux, rappelant que le Royaume-Uni est la cinquième économie mondiale, avec une grande armée, mais il se demande si tout cela sera suffisant face au nucléaire iranien, à l’agression russe en Ukraine, à la crise des migrants, au terrorisme et au « poison » de l’extrémisme islamiste. Sans parler du fait que les alliés de l’Otan souhaitent que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne. Pourquoi ? Selon David Cameron, l’union entre les nations occidentales fait tout simplement la force. Pour lui, quitter l’Union est un risque pour l’économie : « pression sur la livre sterling, le taux d’intérêt et sur la croissance ». Il y a pire, toujours d’après David Cameron, un risque pour la réputation du pays en tant que nation forte « au cœur des institutions les plus importantes du monde ».

Il est vraiment difficile en ce moment de comprendre les Britanniques ! D’un côté, ils clament haut leur supériorité dans différents domaines et de l’autre, ce débat révèle du pays une fragilité très préoccupante.

Imagine a world where a British airline wasn’t allowed to fly between Rome and Paris; where British farmers were slapped…

Posté par David Cameron sur mardi 5 avril 2016